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  • Lundi, 25 Mai
  • 15:00 – 16:30 (CET)
  • Webinaire
  • Le système de santé en tant que bien commun contre le lobby pharmaceutique — une perspective européenne

  • Vous trouverez ici la vidéo intégrale du second webinaire organisé par le groupe de travail de transform! europe sur les Communs.

    L'angle des biens communs nous apparaît particulièrement utile et fructueux pour comprendre la crise de la pandémie, dans ses aspects à la fois sanitaires et économiques. 

    En particulier aussi, et même surtout, pour définir des réponses de sortie de crise en définissant les formes d'un nouveau modèle économique et social.

    Le premier élément qui apparaît décisif est sans aucun doute le système de santé. Le rôle du secteur public dans la gestion de la crise est un fait acquis, tant dans l'opinion publique générale que parmi les élites économiques et politiques elles-mêmes. Mais ce n'est qu'à travers l'octroi d'un rôle au contrôle démocratique sur la santé en tant que bien commun qu'il sera possible d'empêcher le retour de cette logique de marché qui nous a amenée jusque là où nous en sommes, au sortir de décennies de coupes budgétaires dans les dépenses de santé et d'un processus de privatisation qui a prouvé sa faiblesse quand il s'est agi de faire face à la situation.

    Après des décennies du slogan « il n'y a pas de plan B » (TINA, There is no alternative en anglais), qui a servi à rejeter l'intérêt collectif, la pandémie offre aujourd'hui l'occasion de remettre en question ce mantra et d'imposer des choix politiques en faveur du bien-être des citoyens et des populations.

    Partir de la perspective des biens communs signifie aussi inclure le terrain du conflit social, sans lequel aucun résultat n'est possible. Chaque conquête sociale a résulté de la mobilisation et de la lutte, et la conception de biens communs doit être en mesure d'inclure et promouvoir cet aspect si on veut progresser dans le changement du paradigme économique actuel. 

    Une autre dimension sur laquelle nous voulons nous concentrer est la dimension de la crise du mondialisme que met en évidence la pandémie. L'unique antidote au nationalisme xénophobe et réactionnaire que la crise risque de renforcer dans chaque pays consiste en une réponse internationale de solidarité et de satisfaction des besoins et intérêts des personnes au lieu de la satisfaction des intérêts des multinationales et de la finance, grâce au renforcement de la participation démocratique et en se servant de l'expérience de la solidarité dont nous avons été témoins pendant la crise.

    Voilà pourquoi nous voulons mettre en avant, en coopération avec l'AEPF, le Forum des peuples Asie-Europe, trois événements se concentrant sur trois aspects décisifs.

    Intervenants

    Marisa Matias, membre du Parlement européen, GUE/NGL
    Nicoletta Dentico, Society ofr International Development (S.I.D.), Geneva Global Health Hub
    Sangeeta Shashikant, ThirdWorldnetwork, spécialiste du lobby pharmaceutique, Londres

    Coordination : Birgit Daiber 


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