• Réflexions critiques face à une bifurcation historique

  • Auteur André Tosel | 04 Dec 13 | Posted under: Contemporary Capitalism
  • La mondialisation est un phénomène historiquement constitué, une étape dans le devenir Monde du capitalisme. Elle ne se réduit pas à la simple mise en connexion des marchés nationaux. Sur le plan économique elle désigne la création d’un véritable marché mondial dé-segmenté, décloisonné, portant sur les biens, les services, les facteurs de production du capital, les hommes, les idées et les valeurs.

    Elle implique la perte de centralisé des marchés nationaux qui cessent d’être des unités économiques représentatives et, inversement, elle se traduit par la construction d’un nouvel espace où les firmes transnationales refaçonnent les marchés nationaux. La régulation marchande est transversale et impose aux espaces géographiques le même système capitaliste financiarisé ; mais cette identité se dit dans une différenciation territoriale hiérarchique. De grands États issus de ce que l’on appelait le Tiers Monde, les BRICS – Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud depuis avril 2011 – accèdent à une situation de richesse globale, inégalement distribuée. Les inégalités entre pays se creusent en fonction des différentiels de croissance et des potentiels démographiques. La mise en équivalence de la mondialisation et du mode de production capitaliste demande explication.

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