• Assemblée générale 2011 de Transform !

  • 10 Oct 11
  • 9 et 10 septembre 2011 à Prague

    L'assemblée annuelle des membres de Transform ! a réuni 26 délégués venus de 13 pays (pour la France Espaces Marx et la Fondation Copernic). Plusieurs invités tchèques ont suivi les débats.

    Le secrétaire général du Parti communiste tchèque a participé à une des séances pour présenter son organisation et la situation politique en République tchèque et répondre aux questions de l'assemblée.

    Au cours de sa présentation, Jiri Malek, dont l'organisation a organisé l'assemblée générale, rappelle comment celle-ci a été associée au réseau. Il évoque la crise et les problèmes actuels en République tchèque, notamment la question des Roms. Devant la montée de l'extrême droite, qui s'appuie sur la détérioration sociale dans le pays, il pose la question sous-jacente à de nombreuses interventions par la suite : que peut faire la gauche et plus précisément la gauche radicale ?

    A. Les grands « projets » (programmes de travail) de Transform ! et les autres activités

    Élisabeth Gauthier, qui pilote le projet et qui est membre du managing board de transform! Europe, rappelle les diverses activités, notamment la conférence organisée au Parlement européen en mai 2011. La convergence entre acteurs politiques et acteurs sociaux a progressé.

    Transform ! a progressé comme partenaire actif dans diverses coalitions et réseaux (participation aux universités d'été, initiative à Londres fin septembre avec la Joint social conference).

    Les mouvements de masse contre l'ordre établi se développent (Israël, pays arabes, beaucoup de luttes locales). Mais le fossé est entre les demandes exprimées et et les politiques menées.

    Haris Golémis présente le deuxième programme important nommé « Perspectives stratégiques de la Gauche en Europe ».

    Mais la crise a un peu changé les objectifs du programme. La crise est systémique mais tous les partis de gauche ont baissé. Les causes sont-elles stratégiques ou tactiques et idéologiques ? Il propose d'étudier cette dimension et de faire appel à des experts, mais aussi à des acteurs politiques pour avoir des analyses approfondies. Le programme de recherche proprement dit se terminera en 2013, avec publication d’un livre.

    Walter Baier rapporte sur les autres activités de Transform ! Pour lui, la crise est générale en Europe mais la gauche n'en tire pas profit. Il rappelle qu'un des objectifs de Transform ! est de créer des relations de travail étroites avec la Gauche européenne. Des progrès ont été accomplis grâce à un groupe de travail commun et des rencontres avec Pierre Laurent, le président du PGE. transform! europe est reconnu aujourd’hui comme un partenaire actif dans diverses alliances et réseaux.


    B. Le programme 2012

    Un des projets retenus est un projet présenté par la Roumanie sur la « Question nationale dans les pays d'Europe centrale et orientale ». Il a été jugé « prioritaire » car il traite d'une question sensible. Un débat s’est engagé sur l'intérêt d'un projet présenté par le Forum de gauche de Finlande (Ruurik Holm) sur le revenu de base et sa faisabilité économique, politique et morale.


    C. Transform ! face à de nouveaux défis. Identité et évolution de sa structure et de ses méthodes.

    Walter Baier introduit le débat. Il propose de partir de l’idée que la gauche européenne est entrée dans une nouvelle phase, avec de nouveaux défis. D’une certaine façon, Transform ! est confronté aux limites de ses ressources matérielles et humaines.

    Trois textes sont présentés, qui reformulent un débat en réalité plus ancien : faut-il privilégier la forme réseau ? Ou plutôt, donner la priorité à la constitution d'une fondation à la structure forte, plus « professionnalisée » que celle qui existe aujourd'hui. Pour Walter Baier, il y a des différences d'approche manifestes mais elles traduisent d'abord des expériences différentes. On peut donc aussi les lire comme des documents complémentaires.

    Pour le Forum de gauche finlandais (Ruurik Holm), ce n’est pas au Managing board d’organiser les activités. Sa tâche devrait être plus politique.

    Les propositions de la Fondation Rosa Luxemburg vont dans le même sens, en « intercalant » des  « responsables » d'activités entre le Managing board et les activités elles-mêmes. L'objectif est de redéfinir les responsabilités du Board. Aujourd'hui, il n'est pas une direction politique, mais une instance de gestion des projets. Dans le même ordre d'idées, la proposition vise à professionnaliser le travail sur la revue.

    Élisabeth Gauthier présente le texte d'Espaces Marx, qui insiste sur la nécessité, dans un souci d'efficacité, de s'appuyer sur la diversité des expériences nationales.

    En conclusion, les décisions suivantes sont retenues :

    • constitution d'un groupe de travail « ouvert », c'est-à-dire en partie en dehors du Managing board, mais tout de même sous la responsabilité de celui-ci ;
    • élargissement du Managing board en invitant régulièrement Gabriele Kickut (RLS) Carla Luis (Cultra), Jonas Söderqvist (CMS), Roberto Morea (transform! italia), and Jiří Málek (SPED). Les convocations seront diffusées à tous les membres pour que d'autres puissent participer.
    • réduire la fréquence des réunions : une fois par mois, mais en laissant ouverte la possibilité d'autres réunions.

    Finalement, le calendrier des activités en 2012 et le budget sont adoptés, ainsi que le programme pour la fin 2011.