• Bruxelles, 18-20 octobre
  • Le réseau de l'Altersummit a tenu une conférence de stratégie

  • Auteur Walter Baier | 14 Nov 13 | Posted under: Alter Summit
  • 60 représentants de syndicats, de mouvements sociaux et des acteurs politiques se sont réunis pour la première conférence du réseau après l'Altersummit d'Athènes pour poursuivre et consolider le processus au niveau européen et national.

     

    Fondamentalement, l'accent est mis sur le Manifeste publié à Athènes, qui est considéré comme un « bien commun » du mouvement et une base développée en commun.

    La politique européenne s'applique à tous les grands conflits sociaux et influence notre vie de tous les jours. L'européanisation des conflits sociaux nécessite la sensibilisation à leurs dimensions européennes. Il existe de nombreuses occasions de le faire, par exemple : le débat annuel sur les budgets nationaux qui sont sous la supervision de l'UE, les politiques d'austérité, le démantèlement de la démocratie et les questions relatives à la politique étrangère européenne. Dans ce contexte, la présidence grecque de l'UE au premier semestre de 2014 représente un nouveau défi, en particulier si les organisations grecques et les mouvement appellent à de nouvelles actions européennes.

    Lors de leur assemblée, les organisations membres de l'Altersummit ont décidé, conformément aux principes énoncés dans le Manifeste des peuples, d'organiser des actions et de soutenir et renforcer les actions des membres du réseau afin de s'opposer à trois adversaires principaux :

    1. le Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement (TTIP) en cours de négociation, qui vise à établir une zone de libre-échange global entre l'Union européenne et les États-Unis d'Amérique. Le TTIP permettrait aux entreprises transnationales d'imposer leurs exigences sur les États et d'abolir les droits et les règles démocratiques.

    2. La Troïka (Commission européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international) et les gouvernements concernés qui imposent maintenant des politiques d'austérité, y compris celles du TSCG (Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance). Enfermer les peuples dans l'esclavage de la dette, étrangler les budgets nationaux et bloquer ou réduire les salaires et les prestations sociales ne peut qu'aggraver la crise et détruire le modèle social européen. C'est, en fait, le véritable objectif du TSCG et de l'austérité.

    3. La montée des partis nationalistes et populistes de droite (et, dans certains pays, des organisations néo-nazies) ainsi que la contamination de certains partis traditionnels et les gouvernements par leurs idées. L'idée d'appeler à une vaste conférence internationale, de haute portée symbolique et politique, dédiée à la lutte contre le populisme de droite et le néo-nazisme en Europe, a été discutée pour la seconde moitié de 2014. Comme la stratégie adéquate contre l'extrême droite est toujours en discussion, des conférences et des séminaires préparatoires devraient se tenir au premier semestre dans les différentes régions européennes. Une de ces conférences aura lieu à Budapest, une occasion non seulement pour les discussions politiques, mais aussi pour leur visibilité publique.

    Les élections européenne en mai 2014 verront de toute façon se cristalliser différents débats-clés. Comme indiqué dans l'appel pour l'Altersummit d'Athènes, le Sommet est un processus piloté par les syndicats et les mouvements sociaux, mais acceptant aussi les forces politiques soutenant ses demandes. En conséquence, l'Altersummit veut participer, sur la base du Manifeste, aux débats autour des élections pour faire connaître ses propres objectifs.


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