• 29 janvier 2014 - 26 mars 2014
  • Athens
  • Entretiens d'histoire à Athènes
  • Première Guerre mondiale : Le début d'un nouveau monde

  • La commémoration du centenaire de la Première Guerre mondiale nous donne l'occasion de nous lancer dans une série de conférences sous le titre général « Pourquoi changer le monde ? La gauche au 20e siècle : choix stratégiques et conjonctures historiques ». Les entretiens sont organisés par l’Institut Nicos Poulantzas et les Archives d’Histoire sociale contemporaine.

    Les contemporains de la Première Guerre mondiale la considéraient comme « la guerre pour en finir avec toutes les guerres ». La croyance en la perspective de traiter par la guerre les conflits d'intérêts entre les Etats, sur la base de l’émergence du principe des nationalités, renforçait cet espoir. Avec le privilège de recul, nous pouvons maintenant dire que ces croyances ont fait la preuve de leur irréalisme. La guerre a provoqué la dissolution des empires, le développement d'un sentiment anti-guerre de la population et l'émergence dynamique sur la scène de l'histoire de l'un des acteurs fondamentaux de son changement : le socialisme.

    Au lieu d’en finir avec la guerre, le résultat a été l'émergence de nouveaux fronts opposés, tant à l'extérieur qu’à l'intérieur des États, la définition de nouveaux conflits et des évolutions qui allaient changer à jamais les perspectives du monde. Mais, notamment en Grèce, la Première Guerre mondiale occupe peu de place dans la mémoire historique collective. Les événements qui ont précédé la guerre, comme la guerre des Balkans, et surtout ceux qui ont suivi, comme la catastrophe d'Asie Mineure de 1922, même si ce sont des éléments fondamentaux de la mémoire historique collective en Grèce, ne sont pas perçus dans le contexte de la première Guerre mondiale, à laquelle ils sont totalement liés.

    La première partie des entretiens vise à présenter les évolutions qui ont conduit à la guerre, en mettant l'accent sur la gauche européenne et grecque dans une perspective plus large pour examiner la situation grecque dans le cadre des changements qui ont secoué le monde. Dans le premier exposé, sur la question nationale, le conférencier principal sera Walter Baier, coordinateur du réseau transform! qui soutient les entretiens d’histoire.

     

     

     


Programme

Lieu : Université d'Athènes, Ecole de droit, amphithéâtre Paparigopoulos

Programme

 

1ère partie

La Première Guerre mondiale : début d'un nouveau monde

29/01/2014

La question nationale dans la gauche européenne et la Première Guerre mondiale : Lénine, Rosa, les Austromarxistes et Staline

Walter Baier, Vienne, économiste et coordonnateur de transform! Europe

Grigoris Ananiades, professeur agrégé de théorie politique, Université Panteion

Coordinateur: Kirkos Doxiades, professeur de théorie politique à l'Université Panteion

02/12/2014

La guerre et la fin de l'ancien monde

Sia Anagnostopoulou, professeur agrégé d'histoire, Université Panteion

Tasos Sakelaropoulos, historien, Archives historiques du Musée Benaki

Coordinateur: Ménélas Charalampides, historien, Université d'Athènes

19/02/2014

Dans la connotation de la Révolution d'Octobre : L'éclatement du mouvement socialiste

Ioanna Papathanasiou, historienne, Archives de l'histoire sociale contemporaine, Centre national de recherches sociales

Elias Nikolakopoulos, professeur de théorie sociale et de sociologie, Université d'Athènes

Coordinateur: Theodoros Paraskevopoulos, économiste

12/03/2014

La Division nationale en Grèce (1914-1917) : dimensions politiques et extensions sociales

Procopis Papastratis, professeur émérite d'histoire, Université Panteion

Despina Papadimitriou, professeur adjoint d'histoire, Université Panteion

Coordinateur: Loudovikos Kotsonopoulos, politologue, Université Panteion

26/03/2014

La gauche grecque dans la Première Guerre mondiale : Des premiers socialistes au front d'Asie Mineure

Kostas Paloukis : doctorant d'histoire, Université de Crète

Mihalis Liberatos, historien, Université Panteion

Coordinateur : Stavros Panagiotidis, doctorant d'histoire, Université Panteion